AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Chapitre 1

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Potter

avatar

Messages : 24
Date d'inscription : 05/02/2016

MessageSujet: Chapitre 1    Mer 8 Mar - 22:27

Chapitre 1 : À bien y penser la normalité, ça n’existe pas!
 
 J’ai toujours refusé d’écrire un journal pour relater ma vie. Au début, c’était mes parents qui me forçaient à m’asseoir devant le papier et à former des jolies lettres noires dessus. Mais, ils savaient que c’était peine perdue. Je détestais écrire comme mon frère. Je le faisais seulement quand j’étais obligé comme à la prison… oh pardon l’école lors des cours des civilisations anciennes et disparues. Le CCAD autrement dit. Mais bon à force de me faire énerver avec ça et d’avoir une belle fille qui me fait des beaux yeux presqu’à chaque instant, je me suis décidé à le faire. J’aimais mieux la version si on peut le dire papier qui transcrit mes paroles mais quelqu’un qui est assis sur moi m’a convaincu que ce n’étais pas la meilleure des idées. Alors je suivis son conseil à la lettre sans répliquer.
Avant j’adorais dormir!  C’était à ce moment-là que j’avais mon seul moment de tranquillité et de solitude. Le seul moment où mon frère et sa petite amie me laissaient tranquille! Ce n’est pas que je ne les aimais pas loin de là. Je les adorais littéralement et encore aujourd’hui mais avec la folle vie que me faisait vivre mon frangin… Y’a des jours que je voulais  repasser plus tard. James Sertor, c’est le nom qui est sur toutes les lèvres depuis plusieurs années, passant par les groupies en allant de tous ceux travaillant dans le monde du cinéma. L’homme le plus riche et le plus célèbre de tout New Ceb et il n’avait même pas vingt ans lorsqu’il s’est fait proclamé maître-acteur-cascadeur. Cet homme ultra génial, était mon frère et j’en suis extrêmement fier. Mais bon pour faire histoire courte, moi et Blake, on n’y portait pas vraiment attention. Après tout, quand il était à la maison, il était supposément un homme ordinaire. Mais James restait ce qu’il était peu importe où il allait : un beau gosse plein aux as. Quoique j’étais encore plus mignon lorsque je m’y mettais. Je me souviendrais toujours de la tête de l’adopteur qui s’occupait de moi après l’accident lorsqu’il a vu que la seule famille qui me restait était James. L’accident… j’allais  toujours m’en rappeler. Avant je n’aimais pas les voitures mais aujourd’hui, je les hais et je les haïrai jusqu’à la fin de mes jours! Ces stupides bagnoles m’avaient privée de mes parents et elles avaient failli prendre ma jambe. Pour moi, c’était LA preuve que quoi qu’on puisse dire que même en 3015 les voitures ne seront jamais  plus sécuritaires et plus fiables qu’elles l’étaient avant. Pendant plusieurs mois, mon médecin me rappelait à chaque jour la chance que j’avais eu de ne pas la perdre et blablabla. Plus les jours passaient, plus j’avais une envie irrépressible de taper dans un mur. Je ne préciserais pas qui ni quand pour garder un minimum de respect.
Enfin, la partie la plus trépidante de mon histoire commença par un banal matin d’automne. Gris mais pas pluvieux. Le genre de journée où tu te dis qu’il faudrait mieux que tu restes couché. Ce matin-là, comme tous les autres matins, le réveille-matin retentit et me tira du sommeil. Cette sonnerie m’apportait encore plus de bonheur que mes heures passer à me morfondre sur mon sort.  J’étirai le bras et j’écrasai avec force et sans remord la petite machine. Avec un peu de chance, je me suis dit à ce moment-là, elle serait encore vivante demain et elle pourrait encore me tirer du sommeil. Je me trompais largement. En ouvrant les yeux, mon regard tomba sur la cicatrice en forme de croix sur mon bras. Avec ma jambe et cette croix, j’eus eu deux souvenirs  de cette fatidique journée…. J’en sautais toujours de joie! En soupirant, je pris place  sur mon lit et je jetai un coup d’œil rapide à ma chambre. Mes vêtements de la veille traînaient sur ma chaise et mon bureau était en grand désordre. Je refusais toujours que la femme de ménage vienne faire le ménage, après tout ma chambre c’était mon petit coin comme tous les autres adolescents de mon âge. Si je voulais que ça soit transformé en taudis,  et bien taudis c’était.  Blake vint interrompre mes pensées pour me dire que si je me levais pas, j’allais être en retard, comme si ça dérangerais. De toute façon, mon frère était assez riche pour me payer des cours privés.  Pour lui faire plaisir, je ramassai hâtivement ma chemise grise rayé noire, ma cravate rouge et mon pantalon noir qui me servaient d’uniforme et je m’habillai le plus rapidement possible.  Après m’avoir assuré que j’étais présentable, c'est-à-dire de vérifié si je mettais rasé la veille peigné hier soir, je sortis et en boitant, je me dirigeai vers la cuisine. Dès que j’y mis les pieds, Blake se leva comme si elle s’était assise sur un ressort et vint me serrer dans ses bras.  Un sourire s’étira sur les lèvres de mon frère mais il ne fit aucun signe  qui me dise qu’il m’a vu. Il ne daignait même pas à lever les yeux de sur son texte. Frustré, je me défis de sa petite amie  et  me dirigeai vers lui. Il venait de se faire couper les cheveux, ceux-ci  dégoulinaient encore car son coiffeur n’avais pas eu le temps de balayé le plancher ni de les arranger pour son prochain tournage. Parfait! J’avais enfin la chance de prendre ma revanche sur tout ce qu’il m’avait fait depuis que je m’étais installé chez lui. En m’assurant qu’il était parfaitement concentré sur son script, je passai mes bras au-dessus de sa tête et doucement, je lui fis un mohawk. Je savais que ses cheveux avaient et ont toujours, la caractéristique de garder la forme qu’on leur donne lorsqu’ils sont trempés.  C’est une obligation d’avoir des cheveux de la sorte lorsqu’on est acteur et puis avec tous les frais qui venaient avec une telle modification génétique, ça doit marcher sinon, on râle encore et encore. Une fois que je me sois  assuré  que le mohawk allait rester sur sa tête quoi qu’il fasse, je vais m’asseoir et j’attendis la suite. Blake me regarda et me fit un clin d’œil. Elle aussi, elle adorait quand je cherchais des poux à notre célèbre acteur. Par contre, lui et moi, nous n’avions pas la même affinité que moi et sa petite amie nous avions.
-       Alors Li, me demanda mon frangin sans lever la tête. Ta jambe?
-       Aussi en forme que d’habitude James, répondais-je avec lassitude comme à chaque jour. Mais pourquoi le médecin n’est pas encore là? À cette heure, il est normalement en train de me faire subir le supplice du déblocage de mes articulations.
-       James l’a renvoyé, me murmura Blake à l’oreille avant d’aller me préparer mon déjeuner. Il pense qu’il ne change rien à ton état.
-       Tu as fait ça sans me le demander?, hurlai-je en tapant du poing sur la table. J’aurai pu te dire ce qu’il en était!
-       Liam Frederick Sertor, reste poli! Ce n’est pas en me criant après que tu vas arranger les choses.
Enfin, il était temps, il levait enfin  les yeux de son fichu script. J’aperçus brièvement le titre mais je me foutais du sujet de ce prochain film. Mon frère se leva et s’aperçu dans le miroir près de l’entrée. Presque aussitôt, son visage devint rouge tomate. J’ai vu qu’il faisait de gros efforts pour ne pas se fâcher mais je le connaissais trop bien. Il allait craquer quand même.
-       Espèce de petit idiot, me cria-t-il en s’approchant à grand pas vers moi. Je dois être prêt dans une heure…. Tu sais ce que tu viens de faire? Me faire perdre mon temps!
-       Ce n’est pas en criant que tu vas arranger les choses, soufflai-je en prenant son exemple.
Ses mains se contractèrent mais le cri de Blake le fit sursauter et le ramena à son état normal.
-       Tu n’étais pas avec nous le jour où nos parents sont morts. Tu n’as pas vu notre père mourir alors que notre mère était inconsciente. Tu n’as pas tenté de la sauver alors que tu avais un bras et une jambe en écharpe. Ce n’est pas toi qui dois se faire voir par un médecin à chaque jour parce que les articulations se bloquent et  ce n’est pas toi qui es la risée de tous les autres.
-       Liam, écoute si j’ai renvoyé ton médecin c’est parce que j’en ai trouvé un de meilleur. Je sais que je n’étais pas là le jour de l’accident mais ce n’est pas une raison pour me traiter comme tu le fais. On est d’accord?
Je hochai la tête sans conviction et me frappai sauvagement sur le genou. Je ne pus pas retenir un cri de douleur mais l’effet était presque immédiat.
-       Voilà, dis-je avec un regard entendu vers James. Même plus besoin d’un autre.
Les sourcils bruns de mon frère se joignirent mais il n’émit aucun commentaire. Il savait qu’il ne pouvait pas me faire changer d’avis. Du moins pas pour l’instant et encore moins par lui. Il savait que j’étais quelqu’un de têtu et que je ne changeais pas facilement d’avis.
-       Quand tu veux Liam, tu es vraiment casse-pied, marmonna-t-il en reprenant place sur sa chaise. Parfois, je me demande ce qui m’a pris de t’adopter.
-       Comme si j’avais besoin de toi, répliquai-je d’un ton cinglant. De toute façon, tu sais que papa ne te l’aurait pas pardonné. Mais dit toi que si tu avais été à ma place et moi à la tienne, je t’aurais accueilli à bras ouvert. Après tout, nous sommes frères James. Je n’arrive pas à croire que tu sois devenu aussi égoïste.

Je repoussai mon assiette et me leva d’un bond. Sans accorder le moindre regard à mon frangin, j’allai dire au revoir à Blake et sortit précipitamment de la cuisine. J’entendis la voix de James prononcer mon nom mais je n’avais aucune envie d’y retourner. J’attrapai mon sac et descendis, le plus rapidement que je le pus, les escaliers. Une fois dehors, j’inspirai à grandes bouffées l’air frais que m’offrait ce matin gris. Ce jour-là, je fus tenté de faire abstractions de mes cours mais comme c’était ma dernière année et que je ne voulais pas y rester plus longtemps, j’écartai rapidement cette réflexion. Aujourd’hui, je me demande si ma vie aurait été la même si j’avais suivi cette idée.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Chapitre 1
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Événement: "Twilight - Chapitre 2 : tentation" débarque chez Forumactif...!
» [JDR / Impro] Chroniques des Terres d'Ouest, Chapitre II : Théorie du Chaos
» Chapitre 1 Des villes sans mémoire
» Scénario: Verhanof chapitre I: Anasta

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
underneath. :: Potter raconte une histoire-
Sauter vers: